L'accouchement sans péridurale

apasdelouves_peridurale7.jpg

C’était catégorique, pour mon 1er accouchement, je voulais accoucher sans péridurale… peut-être à cause d’une peur panique de la piqure, mais surtout à cause d’une vieille conversation avec une copine qui me décrivait la taille et la grosseur de l’aiguille.

Lorsque durant les cours de préparation à l’accouchement, la sage-femme demande si nous avons toutes réfléchi à comment nous souhaitons accoucher, j’ai été la seule à répondre que oui, j’allais tenter d’accoucher sans. Je sens encore le regard pesant et silencieux des filles du groupe rempli de questionnements sur le pourquoi je ne pense pas la demander. La sage-femme a rompu le silence disant que c’était le choix de chacune, mais que la douleur est telle qu’il ne faudra vraiment pas que j’hésite à la réclamer. Idem chez le gynécologue… me disant même qu’il ne fallait pas que je fasse ma maligne. Je pourrais complètement passer à côté de mon accouchement car j’aurais été trop concentrée sur ma douleur que j’en oublierais le fait que c’est un moment qu’il faut quand même apprécier. C’est vrai, on ne peut pas s’y reprendre à 2 fois ou revivre cet instant indescriptible, unique et beau.

apasdelouves_peridurale3.jpg

Mon 1er accouchement

 

Donc oui, j’ai peur des piqures. Oui, je paniquais à l’idée d’avoir une césarienne. J’espérais de tout cœur ne pas avoir à passer par cette étape qui était pour moi, l’angoisse ultime. J’aurais probablement eu une grosse dépression si cela avait été le cas.

J’ai visualisé tout le long de ma grossesse la façon dont je voulais que ça se produise. J’étais persuadée que tout se passerait bien, que ça allait être rapide. J’en étais plus que convaincue.

J’ai eu la (mal)chance d’avoir dû me déplacer une fois par semaine à la maternité pour le suivi du dernier trimestre de ma grossesse, me permettant de m’adapter et connaître les lieux. Je pense que j’aurais paniqué, ne pas savoir où aller, découvrir le monitoring en last minute ainsi qu’à quoi ressemble une salle de travail. Je vous conseille vivement d’aller effectuer une visite préalable de la maternité.

 

Kesako: le monitoring
Il permet d'une part d'écouter le rythme cardiaque de bébé, d'autre part visualiser l'intensité et la fréquence des contractions. On vous pose 2 capteurs sur le ventre attachés chacun par des sangles. L'un est disposé au niveau du dos du bébé (pour entendre son cœur) avec du gel et le second est mis en haut de votre ventre (pour les contractions).*
 
 Données indiquées par le monitoring  A. Battement du cœur de bébé C. Mouvements du bébé D. Contractions

Données indiquées par le monitoring

A. Battement du cœur de bébé C. Mouvements du bébé D. Contractions

 Le monitoring

Le monitoring

Le rendez-vous chez l’anesthésiste est obligatoire. Il m’a donc expliqué comment fonctionne la péridurale, quels sont les risques et les effets secondaires. Il m’a demandé si j’avais des questions. J’ai dit qu’en fait, je ne voulais pas la faire. Il m’a alors demandé pourquoi.

Je lui ai expliqué que je n’aimais pas trop l’idée de me faire planter une aiguille énorme dans le dos, que si je bougeais d’un poil lors de la pose, je pouvais rester paralysée ou je ne sais quoi… et que franchement si ça faisait autant mal que ce que j’ai entendu, on est probablement incapable de ne pas bouger. On devrait se tordre de douleur. C’était pour moi hyper logique. Tout le monde te dit que tu as tellement mal que tu ne sens pas l’aiguille rentrer, mais je ne les croyais pas. Ce n’est pas possible de ne pas sentir une aiguille énorme te piquer dans le dos. Il m’a demandé comment j’imaginais l’aiguille. Alors j’ai dû écarter mes mains pour lui montrer. Il a rigolé et m’a dit qu’il allait me montrer. Je ne comprends pas pourquoi j’ai dû passer 5 minutes à lui expliquer tout ça quand il aurait pu de lui-même me présenter l’objet de torture tout de suite. En fait l’aiguille n’est pas si grande et si grosse que ça (dixit la phobique des piqûres). Je pensais que l’on te faisait une piqure et puis voilà. En fait non, il y a un cathéter. Nous dosons si nous voulons être complètement endormie ou très peu afin de bien ressentir les sensations. J’ai été rassurée… juste un peu. Je lui ai quand même dit que depuis la nuit des temps, les femmes accouchaient, que des milliards de femmes ont accouché sans et que je ne voyais pas pourquoi je n’y arriverai pas. Je prône le naturel pour beaucoup de choses. Cela aurait été contre mes convictions que de ne pas tenter. Il m’a dit que je n’avais pas de soucis à me faire, que j’accoucherai sans, mais que si plus rien était gérable, je pouvais la demander. Tout était prêt pour.

 

 La péridurale

La péridurale

Une nuit d’avril, veille d’un dimanche durant lequel j’espérais enfin faire une grasse matinée, mon petit bébé a décidé qu’il était l’heure de pointer le bout de son nez, en plein milieu de la nuit, vers 3 heures. Comme je l’avais espéré, j’ai perdu les eaux. Je dormais profondément. Je rêvais que je faisais pipi, mais en fait je ne rêvais pas et ce n’était pas du pipi. En me réveillant, je me suis demandée si je ne devenais pas incontinente. J’ai doucement réveillé papa loup. Il croyait que c’était un genre de test pour voir s’il était capable d’être alerte à toute heure du jour et de la nuit. Tout était prêt pour partir. Nous connaissions la route par cœur, le trajet jusqu’à la salle de travail également. Le parcours était silencieux, pesant de belles ondes et d’inquiétudes parce que  … c’est un saut vers l’inconnu, c’est la rencontre de ta vie… tu as entendu tellement d’histoires que tu te demandes comment toi, tu vas t’en sortir.

On me pose le monitoring, pas de contractions donc pas de travail en route donc inutile de rester en salle de travail. Il faut attendre que bébé décide de relancer la machine, le stimuler. Il était 5 heure. La seule chose que je voulais, c’était dormir. Nous avons pu nous installer dans notre chambre. Nous avons pu dormir. Nous devions attendre 24 heures. Passé ce délai, il fallait déclencher. Mon col était déjà ouvert à 2. Le gynécologue a été joint par téléphone pour savoir quoi faire. Au bout de 12 heures, ils ont décidé qu’il était temps. Il n’y avait personne qui accouchait dans la clinique. J’avais l’équipe entière dédiée à mon accouchement. Mes premiers pas de louves se déroulaient sous les meilleurs auspices.

apasdelouves_peridurale1.jpg

Mon 2ème accouchement

 

J’ai dû retourner chez l’anesthésiste. Ce n’était pas le même. Il m’a ressorti les mêmes explications. Il m’a demandé comment c’était passé mon 1er accouchement. Il m’a aussi demandé pourquoi je n’avais pas eu la péri… si c’était un choix ou que nous n’avions pas eu le temps de la poser. Il m’a demandé si j’avais des questions. J’ai répondu non, ça ne faisait pas si longtemps que j’avais accouché donc je me souvenais (à peu près) du déroulement. Oui, pour cet accouchement, j’allais demander la péridurale. Pourquoi allez-vous me demander! Je me suis dit que cette 2ème fois ne pouvait être aussi bien que la 1ère et que je ne supporterai pas les douleurs.

apasdelouves_peridurale9.jpg

Toujours cette angoisse de devoir accoucher par césarienne mais je visualisais un accouchement rapide, efficace. Tellement rapide, que je pensais accoucher chez moi. Je voulais que tout se déroule la journée cette fois-ci. J’avais mini-louve à la maison. J’avais énormément de mal à  la laisser à la maison durant la nuit et qu’elle se réveille le lendemain matin sans que ses parents soient là. Je me disais que c'est difficile de devoir accepter un petit frère ou une petite sœur, ajouter cette étape pouvait compliquer les choses. Il faut savoir qu’elle n’a jamais dormi ailleurs. Il n’est jamais arrivé que ce soit quelqu’un d’autre que l’un de nous 2 qui la lève.

Un jour de novembre, mon 2ème bébé décidait de venir pointer le bout de son nez. J’accouchais dans la même clinique donc nous connaissions parfaitement les trajets à faire.

 Pose de la péridurale

Pose de la péridurale

Les douleurs

1ere fois

La sage-femme m’explique que déclencher l’accouchement allait intensifier les contractions. J’allais avoir beaucoup plus mal que si tout s’était fait « naturellement ». J’allais probablement accoucher dans la nuit voire le lendemain. Il ne fallait pas que je me fasse de soucis.

 

Kesako : déclencher l’accouchement
On vous met de l’ocytocine par intraveineuse. C’est une hormone aux multiples actions. Dans ce cas précis, elle stimule les contractions utérines.

 

Les premières gouttes ont été libérées. Les premières contractions se sont fait ressentir. Oui, elles sont douloureuses, très douloureuses. Elles m’anesthésient à elles toutes seules. Elles m’épuisent. J’ai l’impression de sentir mon col s’ouvrir… un peu comme si on utilisait un écarteur pour le faire lorsque les grosses contractions sont présentes. Je me surprends à ressentir les douleurs dans le bas du dos. J’étais persuadée à les sentir dans le ventre. J’avais lu que c’était comme la douleur des règles en je ne sais pas combien de fois plus intense. Je suis très calme et silencieuse.

Je me concentre. Je respire en essayant de me souvenir comment la sage-femme nous l’a montré. Je ne me suis pas entraînée. Elle nous l’avait sagement conseillé. Je crois que je m’endors entre chaque contraction. Je me remémore la sage-femme nous dire que le point positif à une contraction, c’est qu’elle s’arrête même si c’est pour quelques minutes…. Secondes, mais elle s’arrête. Il faut y penser. La nature est bien faite. J’ai l’impression de me faire électrocuter à chaque apparition. Je me demande depuis combien de temps je suis là, à souffrir. Je n’ai pas conscience de l’heure. J’ai beaucoup trop mal. La dernière finit de m’achever. J’interroge sur l’avancée de mon col. Si c’est bon, je prends la péridurale. Je ne supporterai pas ces douleurs plus longtemps. J’ai une pensée pour ma copine qui me dit que les douleurs sont atroces. Elle avait l’impression qu’on l’éventrait. Je ne suis pas encore à ce point là mais je veux surtout ne pas l’atteindre.

 ewtfrwgregaeg   

La sage-femme m'annonce que mon col est ouvert à 8. Il est inutile de poser la péri, elle n’aurait pas le temps d’agir. Mon col s’ouvre vite. J’ai les larmes qui montent aux yeux. Je regarde papa loup remplie de désespoir. Je ne supporterai pas. Je veux juste que l’on arrête tout ça. Elle m’explique qu’elle m’amène un gaz qui va me permettre de me détendre. J’aurai l’impression d’être "pompette". C’est exactement ça, je suis stone. A chaque contraction, je dois inspirer. Le fait de respirer comme une junkie dans ce masque me permet de moins me focaliser sur la douleur. Et puis là, je sens que ça pousse…. Fort, très fort… mais dans les fesses. Un peu comme si, je devais aller aux toilettes. C’est ça le signe que bébé arrive. C’est le signe pour dire qu’il va falloir vraiment pousser. Est-ce que je vais avoir mal ? Est-ce que je vais réussir à pousser parce qu’où dois-je pousser exactement ? La nature est bien faite. Il ne faut jamais l’oublier. Ton corps sait ce qu’il doit faire. Est-ce que j’ai écouté la sage-femme m’expliquer comment je devais pousser ? Je ne crois pas. Je m’agite dans tous les sens. Elle me dit de me calmer et de choisir la position dans laquelle je veux accoucher. Nous n’avions pas vu ça en cours de prépa. Je ne savais même pas qu’il était possible d’accoucher dans une position différente que celle allongée.

2ème fois

| Un soir, bien avant le jour J, j’ai eu des contractions. Celles sans douleur, mais qui te font quand même paniquer à chaque fois où tu en ressens une. La contraction en elle-même ne m’a donc pas fait mal mais j’ai senti mon col s’ouvrir brusquement. J’avais rendez-vous chez le gynéco dans la semaine alors je n’ai pas angoissé car je n’avais aucune douleur.

J’avais bien ressenti, mon col s’était ouvert à 1.|

Je me suis réveillée après une nuit pas très reposante avec des douleurs dans le bas ventre. Je me suis dit que je devais être malade, mauvaise digestion, que j’allais rester allongée un peu plus longtemps. Ces douleurs ressemblaient aussi pas mal à mes douleurs de règles. En fait elles étaient régulières. Je ne suis pas retournée aux cours de prépa pour ce 2ème accouchement. Je me suis dit que c’était vraiment inutile. Sauf que gros trou de mémoire sur le moment, toutes les combien devais-je aller à la maternité ? Les contractions s’espaçaient, se rapprochaient… rien de régulier. Les douleurs étaient vraiment supportables. Pour les plus fortes, j’avais le réflexe de respirer profondément…. Inspirer, expirer.

apasdelouves_peridurale6.jpg

Au bout d’un moment, je me suis dit qu’il fallait que j’aille checker à la maternité parce que je ne savais pas très bien ce qu’il se passait. Le trajet en voiture était difficile. Mes contractions se rapprochaient, mais je n’osais piper mot à papa loup pour pas qu’il panique. Il aurait instinctivement appuyé sur l’accélérateur. Ce trajet en voiture ne me faisait déjà pas du bien.

La sage-femme m’a posé le monitoring. Elle m’a expliqué que le col s’était ouvert, mais pas assez pour considérer que j’allais rentrer en travail. Il fallait donc poser le monito, voir l’intensité des contractions ainsi qu’observer si le col se modifiait. Si c’était le cas, je restais à la maternité. Si pas, je pouvais rentrer à la maison.

Les contractions devenaient de plus en plus fortes. Elle est revenue entre-temps s’assurer que tout allait bien, regarder l’intensité mais apparemment le monito disait que celles-ci étaient faibles. J’ai vu à sa tête que j’allais probablement pouvoir retourner chez moi. Pourtant, c’était douloureux, vraiment. Je ne comprenais pas comment je pouvais reprendre la route avec ces sensations. Selon mon ressenti, j’allais accoucher, là maintenant même si j’aurai aimé que bébé arrive plus tard dans le mois. Je ne pouvais pas rentrer.

 

apasdelouves_peridurale2.jpeg

Lorsqu’elle est venue la dernière fois, m’enlever le tout, checker le tout également…. Mon col s’était ouvert. J’étais bonne pour rester, mais dans ma chambre car rien d’alarmant. Nous allions pouvoir me poser la péridurale dès qu'ils auront reçu le résultat de mes dernières analyses de sang (envoyées en urgence au labo). Je me suis levée et j’ai été paralysée par la douleur. Cette douleur était complètement différente de mon premier accouchement. Ce n’était plus une sensation de décharge électrique mais vraiment une douleur de règles hyper intense. Elle était située dans le bas ventre et pas du tout dans le dos. Cette douleur-là était plus gérable que celle de la 1ère fois. La sage-femme m’a dit que je n’irai pas en chambre, mais attendre en salle de travail. Tout est allé très vite. Mon col s’est complètement ouvert en très peu de temps.

 

apasdelouves_peridurale12.jpg

L’expulsion

1ère fois

J’ai poussé sans rien écouter. J’ai inspiré comme jamais dans ce foutu masque même si j’ai entendu la sage-femme me dire que dès à présent, ça ne servait à plus rien. C’était ma boussole, mon focus. Je ne pouvais pas m’en détacher. Je n’osais pas crier… alors je criais dans le masque à chaque fois. Quelques minutes avant, je n’arrivais quasi pas à parler. Je chuchotais à l’oreille de papa loup tout ce dont j’avais besoin. Je ne ressentais pas les contractions donc j’écoutais mon corps qui me criait de pousser, fort, de toutes mes forces comme jamais. Je me souviens légèrement avoir repris ma respiration juste parce que j’arrivais à bout mais jamais en fonction des contractions. Je n’ai pas senti le bébé sortir. Je continuais à pousser mais les sages-femmes m’ont dit d’arrêter, que le bébé était là. Je l’ai effectivement entendu pleurer. J’étais exténuée, épuisée, lessivée, dans les vapes. On m’a posé mon 1er amour sur le ventre. C’est une fille.

On vérifie les « armes » et la sage-femme m’annonce fièrement que je n’ai pas besoin de points et que ça, c’est vraiment top ! Ah bon ?

 

2ème fois

On m’a ramené le masque à gaz. J’étais heureuse de le voir parce que je savais que ça allait m’aider à gérer.

Ah, j’oubliais, ma petite phrase complètement innocente à la sage-femme « je suppose que je ne pourrai pas avoir la péridurale » et son regard le confirmant.

J’étais un peu paniquée parce que je me disais que j’avais réussi la 1ère fois. Tout s’était bien passé mais que cela ne pouvait pas se reproduire une seconde fois. Comment allais-je gérer la douleur, la respiration ? Je repartais de 0.  Et puis la même sensation dans les fesses pour me dire que bébé allait pointer le bout de son nez. Je ne pouvais plus me poser de questions.

Cette fois-là, je mourrais de faim. J’avais déjà réclamé à manger, mais je n’avais rien obtenu puisque nous allions me poser la péridurale. Je crois que j’étais tellement concentrée sur le fait que j’allais enfin pouvoir manger après que je me suis lancée « dans le bain » sans trop réfléchir. J’ai entendu la sage-femme cette fois-ci, me dire quand pousser. J’écoutais sa voix et omettait tout le reste des personnes dans la pièce. Je ressentais les contractions. Je poussais en fonction. Mon gynéco était là cette fois-ci. Il est venu s’assurer que tout se passait bien. Alors j’ai poussé à chaque contraction. Elles ne me faisaient plus mal. Tu les sens arriver, tu sais que tu dois inspirer pendant la montée de la douleur, bloquer et pousser. Tu ne sais pas où tu pousses mais tu pousses. Je crie, je hurle. Cette fois-ci pas dans le masque. Si une autre maman accouche à côté, elle doit prendre peur. On m’explique l’avancée du bébé à chaque poussée. On me dit que sa tête est là. Papa loup me dit qu’il la voit. Je le regarde. Je transmets dans mon regard désapprobateur « on s’était juré que tu ne regarderais pas ». Je n’ai pas senti sa tête sortir. La nature est bien faite, mais je ressens le tout s’élargir. Je me dis que ce n’était pas possible, j’allais sentir ma peau se déchirer sous la pression. Il faut pousser une dernière fois, pour que ses épaules sortent et que l’on puisse le tirer. Je ressens tout ça, ses petites épaules passer, le fait qu’on le tire. J’entends ses premiers pleurs. On me le pose auprès de mon coeur, près des battements qu'il a entendu ces 9 derniers mois. Mon 2ème amour est un garçon.

C’est mon angoisse que d’être déchirée et que l’on ait à me recoudre… encore cette foutue peur de l’aiguille, peur de la douleur ressentie. Angoisse inutile, je n’aurai pas besoin de points.

 

Kesako : La différence entre épisiotomie et déchirure
La première est réalisée par le corps médical et la seconde par votre propre corps, sans intervention tierce (enfin si, le passage de bébé) !

 

 

J’espère que le récit de mes accouchements va vous aider à décider si oui ou non vous prenez la péridurale. Je réalise l’énorme chance que j’ai eue d’avoir 2 accouchements aussi beaux. La chance aussi d’avoir 2 bébés avec des petits gabarits qui je pense ont aidé à ce que tout se passe bien. Oui c’est douloureux, mais on oublie vite lorsque bébé pousse son premier cri et vient se blottir contre soi pour le premier câlin. Beaucoup de paramètres rentrent en compte. Il est essentiel de s’écouter. Le corps médical a souvent une opinion, pas toujours réelle, pas toujours objective. Vous avez votre instinct de louve. Celui que vous devez écouter pour vous et par la suite avec votre bébé.

* Le jargon est volontairement descriptif et pas médical car je ne suis pas issu de ce milieu. Il est important que les récits soient à la portée de tous. Si vous désirez obtenir plus d'informations, je vous renvoie auprès de votre gynécologue ou sage-femme ou autre personne compétente.

 

Vous souhaitez être tenu au courant des nouveaux articles d'A pas de louves? Inscrivez-vous pour les recevoir directement dans votre boîte mail.

LouveComment